Le vertiges est parfois un symptome associé  à certaines surdités. Cet article du "référentiel national de neurologie" destiné principalement aux médecins est disponible en ligne au format Microsoft Word  sur le site de l'université de Rennes. Il constitue une synthèse très bien faite du sujet. Nous l'avons retranscrit ci-dessous pour les personnes qui ne disposent pas d'un logiciel permettant de lire le format Microsoft Word.

Si l’on devait choisir un 6ème sens, ce serait le sens de l’équilibre.

En effet, cette fonction tout comme le toucher et l’odorat est en partie innée et en partie acquise et nous avons le pouvoir de l’éduquer.
Avoir le sens du mouvement, c’est oser risquer une instabilité en pariant de « pouvoir retomber sur ses pattes ». Cela s’apprend et s’entretient.

L'acouphène est un phénomène nerveux, qui est une forme de réponse à une perte de stimulation qui la plupart du temps vient de la cochlée. Le déficit d'information provoqué la plupart du temps par une lésion, se traduit par un remaniement nerveux qui crée un signal sonore ou apparemment sonore, c'est à dire un signal nerveux interprété comme un son. Donc en fait, on entend une information auditive qui parce qu'elle est aberrante, va attirer l'attention. Ceci étant, la perception de l'acouphène ne dérange pas toujours. Ça veut donc dire qu'il existe une différence de comportement entre ceux qui vont entendre l'acouphène, éventuellement de manière obsessionnelle et ceux qui ne vont pas le supporter.

Depuis plusieurs années à l’hôpital Saint-Antoine, nous faisons systématiquement un bilan des troubles de

l’équilibre avant l’opération de l’implant cochléaire.

Pourquoi ce bilan ?

Certains médicaments sont nocifs pour l'oreille et peuvent causer acouphènes et perte d'audition, en particulier chez certaines personnes ayant des prédispositions génétiques.

Cette liste publiée présente les principales catégories de médicaments concernés :

https://www.france-acouphenes.org/index.php/pathologies/medicaments-ototoxiques

Ma vie en déséquilibre

Quelques jours avant que je devienne sourde, j’ai été prise d’intenses vertiges rotatoires durant plusieurs jours, c’était en Aout 1991. Ces vertiges m’imposaient l’alitement.

Puis un matin, ces vertiges avaient disparu mais un nouveau cauchemar était apparu : je descends de mon lit, mets un pied par terre et là totalement impossible de tenir debout. Ma tête me semble disloquée, elle ne semble pas être tenue par mon cou. Je découvre que le mur est en mouvement perpétuel de même que le sol.

Comment tenir debout ?

Comment avancer sur un sol qui tremble en permanence ?

Aréflexie

En voilà un A privatif de plein de choses

Lorsque, après cet accident qui m’a brisé entre autres, les deux rochers, je suis sorti du coma de trois semaines pendant lequel j’étais bien peinard ; j’ai eu quelques surprises. Je n’entendais plus rien, des lèvres bougeaient sans produire le moindre son, si elles étaient à plus de dix centimètres de mon oreille. Quand j’ai essayé de me lever, j’avais le vertige que j’ai attribué à de la faiblesse, quand je me suis aperçu que mes jambes n’avaient plus guère que la peau sur les os « j’étais passé de soixante seize à soixante quatre kilos ». Mais, la masse pondérale reconstituée n’a guère apporté d’amélioration à ma démarche d’ivrogne invétéré.