Le 22 octobre 2022, le CISIC a fêté ses 20 ans lors de la Journée d’information sur l'implant cochléaire, qui avait lieu à Paris.

Pour marquer cette 20ème année d'existence, l'association a choisi de mettre en valeur les témoignages de plusieurs personnes implantées cochléaires.

Durant cette journée, Olivier, qui fête ses 20 ans d'implantation, nous a livré son témoignage sur l'implantation tardive lorsque l'on est sourd de naissance.

Le 22 octobre 2022, le CISIC a fêté ses 20 ans lors de la Journée d’information sur l'implant cochléaire, qui avait lieu à Paris.

Pour marquer cette 20ème année d'existence, l'association a choisi de mettre en valeur les témoignages de plusieurs personnes implantées cochléaires, dont certaines fêtaient aussi leurs 20 ans d'implantation.

La première table ronde de la journée réunissait 5 jeunes implantés. Antoine, Lea, Luca, Marianne et Nathan ont tous été implantés entre 1 et 5 ans.

Le 22 octobre 2022, le CISIC a fêté ses 20 ans lors de la Journée d’information sur l'implant cochléaire, qui avait lieu à Paris.

Pour marquer cette 20ème année d'existence, l'association a choisi de mettre en valeur les témoignages de plusieurs personnes implantées cochléaires, dont certaines fêtaient aussi leurs 20 ans d'implantation.

La deuxième table ronde de la journée réunissait Elise, Eric et M., tous les trois dans la vie active depuis plusieurs années.

Natacha

 

Née grande prématurée avec un ictère à la naissance, c’est probablement l’origine de ma surdité... Mais celle-ci ne fut dépistée qu’à mes 6 ans, malgré les plaintes répétées de ma maman qui criait « haut et fort » auprès des médecins que je n’entendais pas.

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Je suis atteinte d’une surdité d’origine génétique qui a débuté dès la naissance et concerne plusieurs membres de ma famille (mère, grand-mère, frère, fils, cousin, oncle, etc.). Nos cellules auditives de l’oreille interne meurent prématurément. Comme elles ne se renouvellent pas, ma surdité ne fait que s’aggraver au fil des années.
Lorsque j’avais 20 ans, je n’entendais des sons qu’entre 30 et 60 décibels, en fonction des fréquences. Aujourd’hui j’ai 50 ans et j’entends entre 80 et 90 décibels, autant dire je n’entends quasiment plus rien sans aide auditive.

Je ne connais pas l’origine de ma surdité. Je ne cherche même pas à savoir, ça ne changerait rien du tout de toute façon.

Avant mon implantation, j'étais assistante maternelle. Je m'occupais donc de 2 petits garçons qui allaient à la maternelle et je me rappelle que quand ils me parlaient sur le chemin du retour, je leur demandais d'attendre d'arriver à la maison, car avec la circulation, je ne comprenais rien du tout. J'ai dû arrêter mon métier avant la retraite.

J'étais très embêtée quand on me parlait. Je répondais souvent à côté. Du coup, j'évitais de parler, même à mes voisins.

En mars 2021, Alain, 71 ans, témoignait à propos de sa première implantation cochléaire. Voici la deuxième partie de son témoignage, écrite plusieurs mois plus tard à la suite de l'implantation de sa seconde oreille.

 

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« Je me félicite chaque jour d’avoir osé vouloir le mieux pour mes oreilles. J’ai pu récupérer mon poste, me réapproprier mes compétences, réapprendre à faire des Visio avec mes collègues, à gérer des réunions téléphoniques de 4/5 personnes dans un contexte où on ne sait pas quand nous reprendrons sur site. »

J'ai une surdité évolutive qui a été décelée à l’âge de 9 ans.

En 2016, je suis devenue sourde profonde.

J’ai mis 2 ans avant de me décider à sauter le pas de l'implantation cochléaire.

J'ai été implantée à droite depuis août 2018 et devrais bientôt être implantée de l’oreille gauche.

Pourquoi moi ? Récit d’une surdité apparue à l’âge de 30 ans.

Ce récit n’est pas un document scientifique. Il retrace l’histoire de ma surdité, très certainement comparable à celle d’autres personnes…. mais aussi sûrement différente.

Depuis l’âge de 30 où sont apparus des acouphènes, une surdité s’est installée progressivement et c’est ainsi qu’à l’âge de 37 ans , un audioprothésiste de Toulouse a posé une première prothèse à gauche puis une prothèse à droite l’année suivante (1997-1998).
La cause de ma surdité est inconnue bien que mon père ait fini ses jours complètement sourd et que ma soeur souffre des mêmes troubles que moi….
La correction apportée par les prothèses me satisfaisait et j’arrivais à mener une vie quasiment normale avec des activités de groupe (chorale , atelier de danses traditionnelles et lecture labiale). Dans ma vie professionnelle,(agricultrice) ce handicap ne me gênait pas
trop, sauf pour le téléphone où mon mari prenait le relais. Je dois dire haut et fort que mon mari m’a beaucoup encouragée pour participer à des repas d’associations et aussi à persévérer au sein de la chorale et je le remercie car ainsi j’ai vécu des grands moments de
convivialité et d’amitiés.

Je m’appelle Alain, j’ai 71 ans et je suis implanté depuis le 21 septembre 2020. Je vous apporte mon témoignage après cette intervention qui me permet de réentendre aujourd’hui.

Je vais essayer d’être le plus précis possible pour montrer que dans la vie, il n’y a pas de situation insurmontable !

A défaut d'un saphir au doigt...

Ma "vie auditive" a été tout-à-fait normale jusqu'à ce jour de septembre 2007 où j'ai vécu un épisode de surdité brusque, essentiellement à l'oreille gauche. J'avais alors 41 ans. Consultation immédiate chez mon médecin qui me renvoie chez l'ORL local. Après un audiogramme, celui-ci conclu de manière désabusée "bof, ça doit être vasculaire..." et me met sous vasodilatateur. Sans que celui-ci ait eu sûrement le temps d'agir, je me réveille le lendemain matin ayant récupéré toute mon audition. Je perçois cependant un petit sifflement que je n'avais jamais identifié auparavant mais qui, réflexion faite, devait exister déjà depuis un moment. C'est alors que j'ai commencé à perdre de façon inéluctable l'audition du côté...droit !

Jeune implanté cochléaire de 83 ans,
Malentendant depuis mon enfance suite à une otite bilatérale mal soignée (1940), j’ai pu malgré tout avoir une vie sociale, scolaire, professionnelle, quasi normale grâce à un environnement un peu protecteur et surtout une farouche volonté de m’intégrer .La lecture labiale est ma deuxième langue maternelle.

Je m’appelle Patrick, j’ai 65 ans et je suis implanté à gauche (AB Naida CI Q70) depuis le 31/01/2017 (activation le 17/02/2017).

A droite, j’ai un appareil Phonak, qui essaie d’exploiter au mieux un reste auditif faible. L’implant et l’appareil sont appairés pour un fonctionnement synchronisé. J’ai des séances d’orthophonie hebdomadaires de 30 minutes. L’implantation a été réalisée à la Pitié-Salpêtrière à Paris par le Docteur Isabelle Mosnier, que je ne remercierai jamais assez pour sa gentillesse, sa disponibilité, son écoute et son professionnalisme.

J’habite Perros-Guirec, j’ai 85 ans et si mon témoignage peut aider d’autres personnes atteintes de surdité, j’en serai ravi.

J’ai toujours eu des problèmes d’oreille depuis mon enfance, mais pendant la guerre malheureusement, on ne les soignait pas aussi bien que maintenant.